Survivre à l’hôpital St-Luc à Bruxelles !

Bonsoir le monde !

voici un petit compte-rendu un peu édifiant d’une visite récente dans cet hôpital universitaire dont la réputation dépasse largement nos frontières !
Toute ressemblance avec quoi que ce soit de connu n’est bien entendu que pure médisance !

Arrivant à l’hôpital, il pleut et je veux donc déposer mon passager devant l’entrée et aller me parquer par après.
Pour accéder l’entrée, ne venez pas en grosse voiture car les chicanes et les hautes bordures pourraient bien vous coûter cher à dégriffer et/ou débosseler.
Malgré un toit, il y a plein d’énormes flaques d’eau au sol; il y a encore un peu de cette eau dans les souliers de mon passager ! Au secours 1 !

Le parking est plein à craquer, j’ai la chance de trouver une place sous un arbre dont une grosse branche balaie généreusement ma voiture.
C’est bien entendu un parking payant et ce n’est pas peu dire mais ne nous plaignons pas, le personnel doit lui se garer beaucoup plus loin et aussi se battre pour trouver une place.

Arrivé à l’admission, il faut prendre un ticket à la borne qui n’est pas indiquée (mais on avait la chance de savoir qu’il fallait prendre un numéro à une borne) et qui présente une multitude de boutons possibles à appuyer; heureusement, on a collé un papier pour indiquer le bon ! Le bon vieux système D !
Muni de ce précieux sésame, on s’assied; chouette il y a plein de sièges disponibles. On essaye de voir quand sera notre tour; on a le numéro A610 et un téléviseur indique tout autre chose sur la partie principale de son écran: au secours 2 !
Ah ouf, non, les numéros en attente sont indiqués sur la petite partie de l’écran; la partie principale, c’est de la publicité ! Mais quelle bonne idée !

Ding ! A610 au guichet numéro 8. On y va et on est très bien accueillis même si on découvrira plus tard que nous n’avons pas reçu une information capitale pour la suite.
En fin de conversation, je demande le numéro de la chambre comme il se doit (non, ce n’est pas l’information capitale dont je parlais) et je le reçois avec l’indication supplémentaire de l’étage.

En route vers les ascenseurs et là, pas de bouton d’appel visible mais une plaque éteinte au mur; quésako ?
Wow, ça s’allume quand on approche ! Le stress monte d’un cran, on est en présence de techniques modernes !
Sur le panneau, ce n’est pas un bouton d’appel d’ascenseur qui apparaît mais plein de boutons correspondant aux étages. Heureusement que j’ai reçu cette information à l’admission !
Je pousse donc sur le bouton pour notre étage et … il ne se passe rien pendant quelques secondes … j’allais partir vers un ascenseur au hasard lorsque le panneau m’indique une grande lettre C !
Kekseksa ? Pourquoi ce truc me montre un C ? Aaaaah oui, chaque ascenseur est affublé d’une lettre. Ouaiiiis fastoche ! On se met devant l’ascenseur C et on attend, on attend, on n’est pas les seuls, on attend…
Après un temps certain, les portes de cet ascenseur s’ouvrent et la file s’y engouffre ainsi que d’autres personnes arrivant en courant… ces personnes n’ont pas vu le panneau et cherchent les boutons d’étage à l’intérieur de l’ascenseur et appuient donc sur ce qu’ils trouvent c’est-à-dire le bouton d’ouverture de portes et l’alarme…. on attend…
Finalement l’ascenseur démarre quand même et les braves gens qui ne savent toujours pas où va cet ascenseur stressent de plus belle ! D’autres braves essaient de les aider mais on ne parle pas tous la même langue en Belgique, encore moins dans un hôpital universitaire de réputation internationale ! Je commence à me marrer et je pressens que ce n’est pas fini ! La suite me donnera raison !

Les portes de l’ascenseur s’ouvrent mais qui sait à quel étage on est ? Au secours 3 !
Ah, on peut le voir en regardant dehors, c’est heureusement indiqué juste à côté de la lettre de l’ascenseur et … il y a des ascenseurs aussi juste en face. Ce détail a toute son importance, vous comprendrez plus tard !
L’ascenseur repart. C’est à ce moment que je remarque des chiffres lumineux indiquant les prochains arrêts. Voilà qui est bien mais il eut été mieux d’orienter ces chiffres pour qu’ils soient visibles de l’intérieur de l’ascenseur, c’est-à-dire par tous les occupants, et pas seulement pour les deux personnes proches des portes !!!!

On arrive à notre étage, on sort de cet ascenseur infernal et on cherche les numéros de chambre pour se diriger vers le bon couloir; il y en a quatre par étage.
Oui mais voilà, il n’y a pas de numéro de chambre nulle part !!!! Seulement des indications farfelues: Route 62, Route 63, etc…
Comme on ne va pas à Memphis, on ne cherche pas la “Route 66” !
Qu’est-ce que c’est que cette histoire de route ? Un rapide coup d’œil aux papiers reçus à l’admission, aucune indication de route à suivre !
Voilà l’information capitale manquante que nous n’avons pas reçue à l’admission !
Donc, mesdames et messieurs, pensez à demander quelle route suivre pour trouver votre chambre à l’hôpital !!!!!
Au secours 4 !

N’ayant pas cette information vitale, on essaye chaque couloir à tour de rôle….
Aaaaah, les numéros de chambre sont quand même indiqués au début de chaque couloir mais, bien entendu, après la porte du dit couloir, pas sur le palier !
Le nôtre est le troisième… Yesssss ! On y est ! “Rhaaaaa Lovely” comme on lirait dans Gotlib !

Une gentille infirmière nous conduit à la bonne chambre et, à peine installé, une autre arrive pour faire une première prise de sang et tout et tout !
La prise de tension donne 18 / 7 et l’infirmière s’étonne de cette valeur élevée…. Non mais je rêve, je vais lui faire lire cet article, elle comprendra peut-être !
À peine cette deuxième infirmière partie, arrive un bénévole pour embarquer mon passager pour un autre examen. Chapeau l’organisation !

Je m’en retourne donc tout heureux d’avoir réussi cette folle épopée en me disant que tout ça manquait furieusement de sens pratique et avait dû coûter bien cher à St-Luc et donc, à la communauté.
Au passage, je demande à une infirmière de l’étage si le numéro de route correspond au numéro de l’unité; elle me répond … “je ne sais pas” !!!!!
Ah bon, d’accord.  :-)  Mais pourquoi je pose des questions idiotes, moi ?
Pour l’ascenseur, je pousse le bouton “0” sur le panneau qui ne s’allume que quand on vient tout près. Hé ho, maintenant, je connais hein !
Il me dit …. “J”
Heu ? mais il n’y a pas d’ascenseur “J” ici, seulement A, B, C, D, E, F ! Et merde, c’est reparti ! Il est où le “J” ? Il est où ? Papaoutai ? Au secours 5 !
Ici encore, il faut se déplacer vers les couloirs pour voir une indication qu’il existe d’autres ascenseurs à un autre endroit… Cette indication n’est absolument pas visible depuis le palier.
Quand j’arrive devant cet ascenseur “J”, je ne sais pas si il m’a attendu ou si il est déjà parti  ! Je repousse donc, avec une petite appréhension,  sur le bouton “0” sur le panneau qui ne s’allume que quand on s’approche et… il me dit “J”
J’attends donc le “J” qui arrive après un temps plus que certain ! J’y embarque et il démarre… Ouf, tout va bien il descend, j’ai une chance d’atteindre le “0”.
Soudain les portes s’ouvrent; je n’ai aucune idée à quel étage on se trouve et je ne vois pas d’indication à l’extérieur car il n’y a pas d’autres ascenseurs en face (le petit détail, vous vous souvenez ?) !
Petit moment de stress puis je me souviens des chiffres affichés près de la porte et le “0” est toujours allumé, donc on n’y est pas encore….
Pfuuu, ben mon cochon, c’est fastoche d’aller à l’hôpital !

2e jour, visite au patient !
J’apprends que hier, le bénévole l’a bien conduit à son examen mais personne ne s’est soucié de le ramener après l’examen; un médecin ou assistant en a eu pitié a son deuxième passage et quelqu’un l’a heureusement ramené à sa chambre. Je n’ose même pas imaginer où on l’aurait retrouvé sans cela !
Le soir, ce patient aurait bien voulu regarder TV5 Monde car il y a la télé mais il n’a jamais trouvé la chaîne…
Je jette un œil, les deux listes des chaînes affichées indiquant fièrement que TV5 est sur le canal 5 !
Que nenni, TV5 est sur le canal 26 ! Faudrait p’tet mettre ces listes à jour !
Une infirmière arrive pour faire des soins et me demande très gentiment si je veux bien quitter la chambre quelques minutes.
Je m’exécute d’autant plus volontiers que je suis ici en dehors des heures de visite normalement autorisées…
J’irais bien me chercher un café ! j’interpelle un médecin ou un assistant pour lui demander où je peux trouver le précieux breuvage.
Celui-ci s’arrête net près de moi, me regarde étonné, se gratte le crâne et me dit: “ça, c’est une bonne question ! Je ne sais pas trop mais je pense que le mieux est de vous rendre au rez-de-chaussée”. Puis il reprend sa marche semblant savoir où aller ce qui, je l’avoue, m’étonne un peu …
Il n’est pas très rassurant de voir le personnel ne pas savoir où trouver du café ni quelle route correspond à son unité de travail ! Ou alors ils sont tous sous anti-dépresseur !

Pour le fun, j’ai trouvé un distributeur de café au rez-de-chaussée; vous pouvez aussi suivre la route 199 pour le trouver….
Pour le double fun, on ne trouve d’indication de la route 199 QUE très près du distributeur en question !

Chers dirigeants et décideurs de Saint-Luc, descendez de votre lointaine planète et mettez-vous à la place des personnes d’un certain age, même en pleine possession de leurs moyens comme on dit, et demandez-vous si elles ont la moindre chance de bien vivre une visite dans votre formidable usine à gaz quand même votre personnel plus jeune ne s’y retrouve plus !
En ce qui me concerne, je ne laisserai jamais un de mes parent venir seul chez vous !

Li P’ti Fouineu vous salue bien !

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2 commentaires

  • La Clinique Saint-Jean innove pour sa patientèle et ses visiteurs et lance la première application gratuite dans le secteur hospitalier belge !

    Cette application est le fruit du projet « Routes », démarré il y a quelques mois. Ce projet vise à guider chaque patient et visiteur dans tous ses déplacements au sein de la Clinique, grâce notamment à des codes couleurs pour chaque service et à l’usage d’une signalétique plus visuelle. Afin de familiariser la patientèle au nouveau système des routes, différents supports d’informations ont été mis en place. L’application mobile constitue le support digital d’informations.

    Avec elle, nous voulons vous aider à trouver facilement des coordonnées détaillées d’un service ou d’un médecin, et à trouver la bonne route au sein de nos différents bâtiments lorsque vous vous rendez sur l’un de nos sites.

    Téléchargez-là dès maintenant ! Elle est disponible en Français, en Néerlandais et en Anglais pour les technologies Android et Apple. Il vous suffit de cliquer un des logos ci-dessous pour télécharger l’application.

    Disponible dans Apple Store Disponible dans Google Play

    Notre application sera également disponible sur des tablettes placées à l’entrée de la polyclinique pour toutes les personnes se rendant aux consultations.

  • je me suis permis de t’envoyer ce texte trouvé sur la page de la Clinique Saint-Jean qui pratique aussi le système de “Route” mais quelle idée d’ici qu’on tombe sur des bouchons il n’y a qu’un pas. Et que l’on tombe nez à nez avec un patient qui roule en chaise à contre sens de la route des consultations !!!
    De plus la route la moins fréquentée est j’espère la route noire celle qui mène à la morgue…. ;)